L’Estonie et le Portugal sont les deux pays emblématiques de l’ère du travail à distance : l’un a créé l’e-Residency, l’autre est devenu l’adresse préférée des nomades numériques et a, pendant un temps, accueilli les nouveaux arrivants avec une fiscalité forfaitaire. Les mêmes profils les comparent donc sans cesse : freelances, consultants ou fondateurs de SaaS qui veulent vivre dans un endroit agréable tout en détenant une société de l’UE peu coûteuse et facile à gérer. Le problème est qu’il s’agit de deux décisions distinctes, et que le Portugal comme l’Estonie ne l’emportent que sur l’une d’elles.
Ce guide les aborde dans cet ordre : d’abord le volet personnel (visas, installation, imposition en tant que résident), puis celui de la société (constitution, obligations annuelles, impôt sur les sociétés), avant d’examiner la situation que beaucoup recherchent réellement : vivre au Portugal en tant que résident fiscal tout en détenant une société estonienne. Il traite aussi des deux options portugaises souvent évoquées, le taux de 5 % à Madère et l’« e-residency » portugaise. Pour les fondateurs qui ont davantage besoin d’une société européenne que d’une nouvelle adresse, la création d’une société en Estonie est généralement la solution — et cette page indique clairement quand elle ne l’est pas.
En un paragraphe
S’il s’agit de choisir où vivre, le Portugal l’emporte : visa renouvelable pour le travail à distance avec un seuil de revenus modéré, résidence permanente après cinq ans, climat chaud et vaste communauté internationale. S’il s’agit de choisir où domicilier la société, l’Estonie l’emporte : immatriculation et déclarations entièrement en ligne et en anglais, aucun comptable imposé par la loi, capital social à partir d’un centime et aucun impôt sur les bénéfices conservés dans l’entreprise. La plupart des lecteurs devraient donc répondre séparément à ces deux questions — et la section sur la gestion d’une société estonienne depuis le Portugal explique la règle qui permet à cette combinaison de fonctionner.
Vivre au Portugal ou en Estonie : visas pour nomades numériques, résidence et impôt personnel
La plupart des personnes qui recherchent « Estonie ou Portugal » décident où passer les prochaines années, et non auprès de quel registre du commerce effectuer leurs formalités. Commençons donc par là, car c’est le volet sur lequel le Portugal l’emporte nettement.
Visa D8 portugais ou visa estonien pour nomades numériques
Les deux pays proposent un visa pour nomades numériques permettant à un télétravailleur ou à un freelance d’y résider légalement grâce à des revenus gagnés à l’étranger. Les deux régimes sont conçus pour des durées de séjour différentes, et aucun n’a de lien avec le pays d’immatriculation de votre société.
| Portugal (visa D8) | Estonie (visa pour nomades numériques) | |
|---|---|---|
| Conçu pour | S’installer : renouvelable, famille admise, pris en compte pour la résidence permanente | Un séjour défini allant jusqu’à environ un an ; non conçu comme voie d’installation durable |
| Revenus à justifier | Environ quatre fois le salaire minimum portugais par mois — actuellement un peu moins de 4 000 € | Environ 4 500 € bruts par mois au cours des mois précédents |
| Voie vers un séjour durable | Résidence permanente après cinq ans ; la citoyenneté prend plus longtemps et le délai d’attente a récemment été allongé | Aucune via ce visa ; un autre titre est nécessaire pour rester |
| Impôt personnel une fois résident | Barème progressif atteignant 48 % pour les revenus élevés ; 28 % sur les dividendes et la plupart des revenus de placement | Taux forfaitaire de 22 % sur la plupart des revenus personnels |
| Effet sur votre société | Aucun — c’est un titre personnel qui ne favorise pas une société portugaise | Aucun non plus — une société estonienne s’ouvre avec l’e-Residency, qui est tout autre chose |
Fiscalité personnelle au Portugal après le NHR : ce que paie réellement un nouveau résident
Pendant des années, le Portugal a attiré les nouveaux arrivants avec un statut spécial de dix ans, un taux forfaitaire de 20 % et de généreuses exonérations. Ce régime est fermé aux nouveaux arrivants. Son successeur existe, mais cible une liste restreinte de fonctions dans la recherche, la technologie et les start-up ; le consultant, designer ou spécialiste marketing type n’y est pas éligible. Un nouveau résident doit donc prévoir les règles portugaises ordinaires : impôt progressif sur le revenu jusqu’à 48 %, 28 % sur les dividendes et cotisations sociales s’il exerce comme indépendant.
Ce n’est pas une raison d’éviter le Portugal. C’est la raison pour laquelle la question de la société compte davantage qu’auparavant : sans avantage fiscal personnel, le montant que la société peut conserver et l’impôt qu’elle paie avant que vous y touchiez deviennent le principal levier encore sous votre contrôle.
OÜ estonienne ou Lda portugaise : les obligations annuelles de chaque société
C’est le volet sur lequel l’Estonie l’emporte, par les obligations plutôt que par les taux. Créer une société au Portugal donne une Sociedade por Quotas (Lda), ou sa version à associé unique, la Sociedade Unipessoal por Quotas ; enregistrer une société en Estonie donne une OÜ (osaühing). Sur le papier, elles se ressemblent beaucoup : des sociétés privées à responsabilité limitée avec un faible capital social. En pratique, une société est une liste de choses à faire chaque année, et ces deux listes sont radicalement différentes.
| Exigence | OÜ estonienne | Lda portugaise |
|---|---|---|
| Ce dont le fondateur a d’abord besoin | Une carte d’e-Residency, demandée en ligne et retirée dans un point de collecte, généralement une ambassade | Un numéro fiscal portugais (NIF) pour chaque propriétaire et dirigeant |
| Représentant local | Une personne de contact en Estonie si le conseil d’administration vit à l’étranger — rôle de boîte aux lettres, non de décideur | Un représentant fiscal pour tout propriétaire vivant hors UE/EEE |
| Comptable | La comptabilité est obligatoire, pas le recours à un comptable agréé — même si la plupart des propriétaires en engagent un | Un comptable certifié (contabilista certificado) est obligatoire dès le premier jour |
| Capital social | Un centime suffit légalement | 1 € par propriétaire ; les banques préfèrent généralement quelques milliers d’euros |
| Immatriculation | Entièrement en ligne, généralement approuvée en un jour ouvré, frais d’État modérés | Le jour même en personne à un guichet Empresa na Hora (environ 360 €), ou en ligne en quelques jours à quelques semaines ; procuration possible |
| Adresse enregistrée | Une adresse légale estonienne, généralement louée auprès d’un prestataire | Une adresse portugaise, physique ou virtuelle |
| Langue des déclarations | L’anglais est disponible dans tout le registre des entreprises et le portail fiscal | Portugais ; le portail fiscal et la plupart des correspondances officielles ne sont pas en anglais |
| Facturation | L’outil de votre choix, à condition que la facture contienne les mentions obligatoires | Logiciel de facturation certifié par l’État, avec transmission à l’administration fiscale |
| TVA | 24 % ; immatriculation obligatoire seulement lorsque les ventes en Estonie dépassent 40 000 € par an | 23 % sur le continent ; l’exonération des petites entreprises cesse à un faible chiffre d’affaires, donc la plupart des sociétés s’immatriculent immédiatement |
| Impôt sur les sociétés | Aucun sur les bénéfices conservés dans la société ; 22/78 du montant net lors du versement de dividendes | Environ 19 % sur le bénéfice annuel (15 % sur les premiers 50 000 € pour les petites sociétés), plus une surtaxe municipale pouvant atteindre 1,5 % |
| Impôt sur le dividende du propriétaire | Aucun impôt estonien supplémentaire sur un dividende ordinaire ; votre pays de résidence peut l’imposer | 28 % pour un propriétaire résident portugais, en plus de l’impôt sur les sociétés déjà payé |
| Comptes annuels | Un rapport annuel, déposé en ligne, sans frais de dépôt | Comptes annuels plus une déclaration fiscale et statistique annuelle distincte, préparée et validée par le comptable |
Deux pays, deux types de formalités
- L’Estonie considère qu’une société peut être gérée seul par son propriétaire : une connexion, une carte, des déclarations en anglais et un comptable si vous le souhaitez.
- Le Portugal considère qu’une société est gérée par des professionnels en votre nom : comptable certifié obligatoire, logiciel de facturation certifié, déclarations en portugais et numéro fiscal pour chaque personne impliquée.
- Aucun modèle n’est mauvais — mais le modèle portugais ne vaut la peine que si vous êtes au Portugal pour bénéficier des personnes qui le font fonctionner.
Imposition des bénéfices : indépendant au Portugal, Lda portugaise, OÜ estonienne
Un résident fiscal portugais qui gagne de l’argent auprès de clients étrangers dispose de trois façons réalistes d’organiser ses revenus : travailler comme indépendant, créer une société portugaise ou détenir une société estonienne. Elles sont imposées selon trois mécanismes différents.
Première voie — indépendant au Portugal (recibos verdes) : tout est votre revenu cette année
S’enregistrer comme indépendant — le système des recibos verdes, ou « reçus verts » — est le moyen le plus rapide de commencer à facturer depuis le Portugal en tant que freelance, et convient à un revenu modeste. Sous le régime simplifié, une part fixe de votre chiffre d’affaires — trois quarts pour la plupart des services — est considérée comme revenu imposable et taxée au barème progressif, avec les cotisations sociales en plus. Ce régime ne permet pas de conserver des fonds : chaque euro gagné est un revenu personnel imposable l’année où vous le gagnez, que vous en ayez besoin ou non. Dès que vous gagnez davantage que vous ne dépensez, cela devient coûteux.
Deuxième voie — Lda portugaise : impôt sur les sociétés (IRC) d’abord, impôt de 28 % sur les dividendes ensuite
Une société portugaise paie l’impôt sur les sociétés (IRC) sur le bénéfice de chaque année, que l’argent soit distribué ou non : environ 19 % et en légère baisse, 15 % sur les premiers 50 000 € pour les petites sociétés, plus une surtaxe municipale pouvant atteindre 1,5 % dans de nombreuses communes. Lorsque vous percevez ensuite un dividende en tant que résident portugais, 28 % supplémentaires sont prélevés. Deux niveaux d’imposition — et le premier frappe les bénéfices que vous comptiez réinvestir.
Troisième voie — OÜ estonienne : 0 % sur les bénéfices conservés, imposition seulement lors du versement
Une OÜ estonienne ne paie pas d’impôt sur les sociétés sur l’argent qu’elle gagne et conserve — les 0 % sur les bénéfices non distribués qui font la réputation des sociétés estoniennes. Dépensez-le pour des freelances, des outils, de la publicité ou une réserve de trésorerie, et l’administration fiscale n’intervient pas. L’impôt n’arrive que lorsque vous déclarez un dividende : la société paie 22/78 du montant net — pour chaque tranche de 78 € qui vous parvient, 22 € vont à l’État — et rien de plus n’est dû en Estonie. Puis, parce que vous vivez au Portugal, le Portugal impose le dividende perçu, normalement à 28 %. Notre guide sur les dividendes en Estonie explique comment et quand sortir de l’argent.
120 000 € de bénéfice : Lda portugaise ou OÜ estonienne
Imaginez une activité individuelle de conseil ou de logiciel réalisant 120 000 € de bénéfice sur une année, détenue par une personne vivant au Portugal. Arrondis et sans tenir compte des petites déductions et abattements, voici ce qui se passe avec une société portugaise et une société estonienne.
| 120 000 € de bénéfice | OÜ estonienne | Lda portugaise |
|---|---|---|
| Chaque euro reste dans la société | 0 € d’impôt ; 120 000 € disponibles pour réinvestir | Environ 22 500 € d’impôt ; environ 97 500 € restants à réinvestir |
| Tout est distribué sous forme de dividende | 26 400 € d’impôt pour la société ; 93 600 € parviennent au propriétaire | 22 500 € d’impôt pour la société, puis 28 % sur le dividende pour un résident portugais ; environ 70 000 € parviennent au propriétaire |
| Le Portugal impose ensuite le dividende du propriétaire | Le Portugal impose le dividende estonien de 93 600 € comme revenu étranger, normalement à 28 %, ce qui laisse environ 67 000 € | Déjà inclus dans la ligne ci-dessus — environ 70 000 € |
Le tableau donne deux enseignements. Si vous retirez chaque année l’intégralité des bénéfices, les deux sociétés finissent à quelques milliers d’euros près, le Portugal étant légèrement en tête. Si vous conservez même une partie des bénéfices dans l’activité — pour recruter, développer ou simplement garder de la trésorerie — l’Estonie l’emporte du montant total de l’impôt portugais sur les sociétés, année après année. Pour une entreprise en croissance, le second scénario est la norme ; c’est pourquoi l’OÜ est généralement la réponse pour un résident portugais ayant des clients étrangers.
Société estonienne, résident fiscal portugais : faire fonctionner la combinaison
De nombreux e-résidents gèrent leur OÜ estonienne depuis le Portugal, et cela n’a rien d’irrégulier. Mais cela ne fonctionne correctement que si vous comprenez un point concernant la résidence fiscale des sociétés : une société est imposée là où elle est effectivement dirigée, et pas seulement là où elle est enregistrée. Si chaque décision est prise depuis un bureau à Porto et que la société n’a en Estonie qu’une boîte aux lettres, l’administration fiscale portugaise peut soutenir que la société est, à ses fins, portugaise — et réclamera alors l’impôt portugais sur les sociétés ainsi qu’un comptable portugais.
Les fondateurs qui réussissent cette configuration la traitent comme une véritable organisation dans deux pays : la société a une substance réelle là où elle est immatriculée, les décisions sont documentées et un professionnel a examiné l’organisation avant l’émission de la première facture. Ainsi réalisée, cette combinaison est courante et pérenne. Improvisée après coup, c’est l’erreur la plus coûteuse de cette page.
Une note pour les rares personnes éligibles au statut fiscal portugais qui succède au NHR : il exonère généralement les dividendes étrangers, ce qui inclurait les dividendes d’une société estonienne. Si vous exercez l’une des professions éligibles, cela modifie considérablement les calculs ci-dessus — et mérite une discussion avec un conseiller portugais avant toute décision.
Impôt sur les sociétés de 5 % à Madère et « e-Residency portugaise » : examen de deux alternatives
Centre international d’affaires de Madère : un taux bas assorti d’obligations d’embauche
Les sociétés agréées au Centre international d’affaires de Madère paient 5 % d’impôt sur les sociétés sur les revenus provenant de clients hors du Portugal, et l’île est agréable à vivre. Le taux est réel et approuvé par l’UE. Ce sont les conditions que la plupart des articles passent sous silence. Pour conserver ce taux, la société doit créer des emplois dans ses premiers mois : un à cinq recrutements locaux avec un investissement minimum, ou six recrutements sans cet investissement. Elle utilise l’appareil portugais ordinaire : comptable certifié, déclarations en portugais et frais de licence. Le régime est aussi approuvé pour des périodes déterminées, qui ont jusqu’ici été renouvelées plutôt que garanties indéfiniment. Pour une entreprise avec une équipe souhaitant s’établir au Portugal, Madère mérite d’être étudiée sérieusement. Pour un fondateur seul sans salariés, elle ne s’applique pas, et les 0 % estoniens sur les bénéfices conservés sont à la fois plus bas et plus simples.
« e-Residency portugaise » ou e-Residency estonienne
Vous verrez l’« e-residency portugaise » comparée à celle de l’Estonie, généralement dans des articles qui n’expliquent jamais tout à fait ce qu’elle est. En bref : le Portugal ne propose pas de programme de type estonien avec sa propre carte d’identité numérique. Un projet pilote a été évoqué, et le Portugal dispose de véritables outils d’administration numérique — authentification en ligne et constitution à distance par procuration — mais ils s’ajoutent à un système qui exige toujours un numéro fiscal pour chaque propriétaire, un comptable certifié et une adresse portugaise. À l’inverse, l’e-Residency estonienne est une identité numérique délivrée par l’État, utilisée depuis plus de dix ans pour ouvrir et gérer entièrement en ligne plus de quarante mille sociétés. Considérez les outils portugais comme une commodité pour les personnes déjà liées au Portugal, non comme une raison d’y constituer une société depuis l’étranger.
Estonie ou Portugal selon votre situation : trois profils de fondateurs
Le nomade numérique qui s’installe au Portugal
Vous déménagez pour la qualité de vie, pas pour le marché, et vos clients sont là où ils étaient auparavant. Obtenez le visa D8 pour nomades numériques, devenez résident fiscal portugais et conservez la société en Estonie — ouverte avant ou après le déménagement, cela ne change rien — en la gérant comme une société estonienne au sens décrit ci-dessus. Si vous recrutez ensuite au Portugal ou commencez à vendre à des clients portugais, ce sera le moment de réexaminer une Lda portugaise, pas avant.
Le freelance déjà au Portugal avec des clients étrangers
Vous facturez avec des reçus verts, vos revenus ont augmenté et la facture fiscale a augmenté encore plus vite. Le choix se fait entre une société portugaise, qui ajoute un comptable obligatoire et impose deux fois vos bénéfices, et une société estonienne, qui vous permet de conserver ce dont vous n’avez pas besoin et ne prélève 22/78 que sur ce que vous retirez. À moins que vous ne soyez sur le point de constituer une équipe portugaise, l’OÜ est l’outil le plus adapté — à condition de l’organiser comme une véritable structure dans deux pays plutôt que comme une simple étiquette.
Le fondateur à distance qui ne déménage pas du tout
Vous vivez dans un pays qui n’est ni l’un ni l’autre et avez simplement besoin d’immatriculer une société de l’UE pour vos contrats, vos factures et vos prestataires de paiement. Créer une société portugaise en tant que non-résident est possible, mais ne vous apporte rien que l’Estonie n’offre pas, tout en ajoutant des contraintes inutiles : un numéro fiscal portugais pour chaque propriétaire, un représentant fiscal si vous vivez hors UE/EEE, un comptable à engager obligatoirement et des déclarations en portugais. La création de société estonienne via l’e-Residency a été conçue précisément pour ce fondateur, et c’est le cas le plus clair de ce guide.
Vous comparez encore plus de deux pays ? Nos aperçus de l’endroit idéal pour créer une société et du meilleur pays pour lancer votre entreprise placent l’Estonie et le Portugal à côté des autres options habituelles, tandis que créer une société en Europe explique ce qu’une société de l’UE vous apporte, quel que soit son pays d’immatriculation.
Un mot de notre côté de la table
Eesti Firma immatricule et administre des sociétés estoniennes ; nous ne sommes donc pas neutres et préférons le dire. Lorsque les projets d’un fondateur sont clairement portugais — personnel, locaux, marché local ou équipe répondant aux conditions de Madère — nous le disons aussi, car une OÜ mal gérée depuis le Portugal lui sera moins utile qu’une Lda bien gérée. Pour les nomades et fondateurs à distance qui constituent la majorité de nos clients, la société estonienne est mieux adaptée pour les raisons indiquées ci-dessus.
Si c’est votre cas, nous pouvons vous aider à créer une société estonienne, fournir l’adresse légale et la personne de contact, tenir la comptabilité en ordre et déposer le rapport annuel — depuis Lisbonne, Madère ou tout autre endroit où vous choisirez de vivre.
Questions fréquentes
Comme lieu de vie, oui — le visa, le parcours de résidence et le mode de vie restent inchangés. Comme lieu où domicilier une société, moins qu’auparavant : sans statut à taux forfaitaire, vous payez l’impôt progressif ordinaire sur le revenu et 28 % sur les dividendes. Le montant que la société peut conserver et l’impôt qu’elle paie avant que vous perceviez l’argent prennent donc désormais l’essentiel du poids. C’est la principale raison pour laquelle les résidents portugais ayant des clients étrangers s’intéressent à une OÜ estonienne.
Oui, et de nombreux fondateurs le font. La société paie 22/78 sur les dividendes en Estonie, puis le Portugal impose le dividende que vous percevez, normalement à 28 %. La condition est que la société soit réellement gérée comme une société estonienne ; si toutes les décisions sont prises depuis le Portugal et qu’il n’y a en Estonie qu’une boîte aux lettres, l’administration fiscale portugaise peut la considérer comme portugaise. Faites vérifier la structure avant de commencer, et non après.
Ce taux est inférieur aux 22/78 estoniens sur les bénéfices distribués, mais supérieur aux 0 % estoniens sur les bénéfices conservés ; il s’accompagne aussi de conditions qu’un fondateur seul ne peut remplir : la société agréée doit créer des emplois locaux dans ses premiers mois, avec un investissement minimum si elle crée moins de six emplois, et respecter l’ensemble des obligations portugaises. C’est une vraie option pour une équipe qui s’installe au Portugal ; en pratique, elle n’est pas accessible à une entreprise en ligne d’une seule personne.
Pas au sens estonien. Le Portugal n’a pas de carte d’e-Residency ; il propose une authentification en ligne et la possibilité de constituer une société à distance par procuration, et un programme pilote a été évoqué. Une société portugaise nécessite toujours un numéro fiscal pour chaque propriétaire, un comptable certifié, un logiciel de facturation certifié et une adresse portugaise. L’e-Residency estonienne est utilisée depuis plus de dix ans pour ouvrir et gérer entièrement en ligne, en anglais, plus de quarante mille sociétés, sans ces exigences.
Le D8 portugais présente le seuil de revenus le plus bas — environ quatre fois le salaire minimum portugais par mois — et il est renouvelable ; il compte aussi pour la résidence permanente après cinq ans. Le visa estonien exige environ 4 500 € par mois et vise un séjour allant jusqu’à environ un an, non une installation durable. Aucun de ces visas n’influe sur le pays où votre société devrait être immatriculée.
Si vous gagnez nettement plus que vous ne dépensez, probablement. En tant qu’entrepreneur individuel, chaque euro est imposé comme revenu personnel l’année où vous le gagnez. Une OÜ vous permet de conserver les bénéfices non imposés dans la société et de ne payer 22/78 que sur ce que vous retirez, le Portugal imposant le dividende à sa réception. En contrepartie, la société doit être gérée comme une véritable société estonienne et vous devriez faire examiner une fois l’organisation par un conseiller connaissant les deux systèmes.